dimanche 6 novembre 2011

Baby i'm yours.





http://theburninghouse.com/

- The little green monkey.

- Letter of my Grand Ma.
- Purse.
- Namelss object.
- Home's keys.
- Baguibou.
- "Cahier à merde".
- Old tee shirt of my mother.
- ipod.
- Spoon.
- Camera.

dimanche 2 octobre 2011

La merditute des choses.






"Mais on pardonne beaucoup à un train. Parce que c'est un train. Contrairement à la voiture, le train passe par les coulisses du monde. Les belles maisons classées du quartier de la gare s'avèrent en réalité être des taudis. Mais ces ruines ne se voient que depuis la voie ferrée. Rien ne vous donnera une vue plus sincère de notre pays que le train."





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jeudi 22 septembre 2011

samedi 3 septembre 2011

Je suis à toi. Je suis faite à ta mesure.


             




             Quand on a vu la bande annonce de La piel que habito, finalement on a rien vu, enfin tout du moins on a aucune idée de ce qui nous attend vraiment. Parce que lorsqu’on sort de la salle, on s’est pris une grande claque en plein visage.
            Avec ce film, qui est une adaptation du livre Mygale de Thierry Jonquet, Almodovar nous montre clairement qu’il a mûri. On retrouve toujours les thématiques chères à Almodovar, comme la femme, les relations mère/fils-filles, l’amour, l’identité, le genre, le corps. Mais le film atteint une profondeur jamais atteinte auparavant.
            L’histoire est celle d’un savant fou, d’un Einstein des temps modernes, qui va progressivement tomber amoureux du fruit de ses recherches, du fruit de sa folie. Le savant c’est Robert, joué par Antonio Banderas, qu’on n’avait pas vu depuis longtemps dans un film d’Almodovar, et la « créature » c’est Vera, jouée par Elena Anaya (Tout ça parce que Pénélope a préféré jouer aux pirates…). Quoiqu’il en soit, ces deux là sont tout bonnement géniaux dans leur rôle, Antonio dans celui de l’homme sombre, et Elena dans celui de la beauté. Sans oublier Marisa Paredes, dans le rôle de la mère.
            La multitude de points vue dans le film, grâce aux nombreuses caméras, à la fois intérieures et extérieures à l’histoire, offre la possibilité aux spectateurs de réellement pénétrer dans le film, dans son histoire et dans cette ambiance d’observation constante de l’autre. La hiérarchie des personnages est ainsi construite, autour de celui qui est observé par l’autre, qui est lui-même observé par le spectateur. C’est grâce à ces procédés d’observation que s’installe cette atmosphère effroyable, glaçante, morbide et ce malaise, palpable.
            A noter, une différence notable avec les autres films d’Almodovar dans le choix des couleurs. On remarque une quasi absence du rouge, qui est omniprésent d’habitude, et qui là est seulement présent dans la couverture et le sang qui recouvriront le lit où se déroulera un viol. A la place, le film prend place dans une palette de tons pastels, avec une large présence du beige, couleur de la peau. Autre différence, le personnage de la mère qui est traditionnellement intouchable chez Almodovar, s’avère ici coupable, et source de tous les malheurs.
            Ce dernier film de Pedro Almodovar suit le fil rouge de la carrière du cinéaste, tout en apportant une profondeur jamais vue et un scénario plus tordu, aboutit et réussi qu’il ne l’a jamais été. 




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vendredi 2 septembre 2011

Bref.





Pour tout ceux qui aurait vécu sous terre ces derniers jours :
Regardez Bref. 
Encore une fois, merci Canal+













Bonjour, 
Nous sommes Bouygues Telecom,
et nous avons tout compris.





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lundi 29 août 2011

Tricycle.









"Je bois toujours beaucoup de café avant de dormir. 
Comme ça je rêve en accéléré."

                                                                                            _ Coffee and Cigarettes  
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jeudi 2 juin 2011

"There are two ways through life ; the way of nature, and the way of Grace…

             
 
             … You have to choose which one you’ll follow.” Voila le résumé en une citation du film de Terrence Malick, The Tree of life. C’est l’histoire d’un enfant (Hunter McCracken), l’ainé d’une famille de trois garçons, qui bascule sans cesse entre le bien et mal, entre l’amour et la haine. Entre les valeurs de sa mère (Jessica Chastain) ; la gentillesse, la douceur, l’amour, et celles de son père (Brad Pitt) ; la force, la persévérance, l’ambition. « Father. Mother. Always, you wrestle inside me. Always you will. » Et voila, tout est dit.
            Ce qu’on peut dire de The Tree of life, c’est qu’il est beau, pour un peu qu’on soit sensible aux charmes de Mère Nature. Parce qu’il faut quand même se faire les 50 minutes de films tout droit sorties des programmes de Arte et National Geographic, où l’on voit des cellules, des volcans en éruption, de la matière en fusion, des méduses, des nébuleuses, des vagues… Ce long enchainement de phénomènes climatiques et naturels qu’on aurait pu, au départ, apparenter à la métaphore des sentiments ressentis par la mère, le père ou le frère, lorsqu’ils (attention spolier)  apprennent la mort du fils cadet, est en fait l’histoire de l’homme, depuis sa création, soit le Big Bang. D’où la séquence improbable avec des dinosaures dans le film.
            Pendant 2h18, le message que le réalisateur veut te faire passer c’est :
aime ton prochain
. La voix off qui nous accompagne pendant tout le film ne s’adresse pas à nous mais bien à Dieu. Tantôt elle supplie, tantôt elle remercie, et sans cesse elle demande à comprendre. Le film parle de ceux qui ont la foi et de ceux qui l’ont perdu. Alors quand tu es catholique, évidemment ça passe bien. (Ce n’est pas pour rien que La Croix a noté le film 5/5.) Et je conseille même aux catholiques d’aller voir ce film en famille. Quand tu es un vieux hippie, ça passe aussi. Sinon tu as envie de dire « Mec redescend, on est en 2011. ». Toutefois, le film donne quand même de l’espoir, il donne envie de faire des gosses, d’aller acheter une maison à la campagne, et de jouer dans l’herbe. Il est reposant. Si reposant, qu’à la fin du film, pendant le générique, personne ne bouge, et même une fois les lumières rallumées, une longue minute s’écoule avant que quelqu’un ose se lever. C’est surement ce flot de tranquillité et d’amouuur qui a séduit le jury du festival de Cannes, puisque le film a reçu la Palme d’Or. 
            Au niveau de la prestation des acteurs, il faut féliciter les enfants qui jouent les trois frères. Aucun commentaire sur la prestation de Brad Pitt. Dans le rôle de la mère, Jessica Chastain est parfaite, elle incarne tout à fait les valeurs de son personnage. Et enfin Sean Penn est bien inutile avec son apparition de cinq minutes, et son rôle quasiment muet. La musique est en parfaite adéquation avec les images, et facilite le voyage de notre esprit. Enfin, la manière de filmer de Terrence Malick nous rend proches des personnages, au cœur de leur intimité. Chaque plan, chaque angle, chaque point de vue est une partie d’un immense ensemble qui forme un film-poème, à la fois fascinant et exaspérant.

« Unless you love, your life will flash by. »



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mercredi 25 mai 2011

Jamais sans mon vélo à pignon fixe !


          

             
            L’heure est grave. Depuis quelque temps déjà, sévit une espèce plus ou moins identifiée, mais en tout cas assez identifiable ; le Hipster. Quand on s’intéresse au phénomène, on s’aperçoit très vite qu’il est bien difficile d’en donner une définition.
            « Hipster », qui vient de l’anglais « hip », soit « branché » en bon français, est un terme né dans les années 40 aux Etats-Unis. Il est d’abord associé aux noirs, aux zazous, au be-bop (on cite souvent Charlie Parker comme exemple du hipster typique.). Puis dans les années 50, le hipster devient blanc, associé à la Beat generation, c’est un blanc qui veut vivre comme un noir, il veut « atteindre le savoir cool, l’énergie exotique, la luxure et la violence des Noirs américains. » (New York Magazine). Noir ou blanc, le hipster désignait à cette époque, « celui qui en sait plus que toi». Seulement lors du grand retour du hipster, dans les années 90, il est devenu « celui qui est plus cool que toi ». (Même s’il continue à en savoir souvent plus que toi, parce qu’une des caractéristiques du hipster c’est d’être diplômé à l’université.) L’idéologie du hipster a bien changé. La question raciale subsiste, le hipster blanc, est fier d’être blanc. Il vit dans les quartiers habités par les immigrés et se refuse à s’intégrer à la population. Le terme « hipster » devient une insulte. Il prône la violence. Seulement dans un monde de plus en plus enclin à cette violence justement, le hipster n’avait plus rien d’original. C’est alors que l’idéologie hipster a encore une fois évoluée. En 2000, place au hipster proche de la nature (appelés hipster « vert »). Son truc c’est donc la nature et les animaux, il porte la barbe de bucheron, des vestes à carreaux, des bottes en caoutchouc et écoute des groupes comme Animal Collective, ou Panda Bear.
            Mais aujourd’hui, le hipster c’est qui ? C’est quoi ? On le reconnaît facilement avec sa moustache dégueulasse, ses lunettes d’aviateur et son jean slim, le tout en provenance d’American Apparel. Fan du polaroïd et du graphisme, il apprécie l’esthétique porno des années 80, et lit le magazine Vice. On le considère souvent comme la version jeune du bobo. Le hipster d’aujourd’hui rejette tout ce qu’il considère comme « mainstream » ; adieu les Inrocks, bonjour les musiques alternatives, les films d’auteur, et l’anglais. Il revendique sa jeunesse et son insouciance. Il se veut raffiner, pointu et a une légère tendance à vomir sur ceux qu’il juge inférieurs, lambda. Le hipster a beau vivre dans les quartiers populaires, auprès des punks et des hippies qui galèrent pour subvenir à leurs besoins, lui, il est généralement aisé.
            Mais contre-culture or not ? Le rapport du hispter à la consommation est très, très, compliqué. Appelé « consommateur rebelle », le hipster récupère des éléments de plusieurs contre-cultures déjà existantes. Parce que non, le hipster ne crée rien, il n’est pas à l’origine d’un mouvement artistique, il ne fait que reprendre des choses qui existaient déjà. Il achète des produits de grande consommation en essayant de se convaincre que ses achats ne sont pas le reflet de sa personnalité et que cela fait de lui un individu transgressif. Les habitudes de consommation des hipsters « tendent à les ranger dans une catégorie sociale dont ils méprisent la mythologie ». (Jeff Wise.) Au fond, la nature profonde du hipster serait « faire semblant de ne pas en être un ». Le hipster lui-même est repris par les publicitaires et devient objet de consommation. Acheter Hipster. (Au fond, ça tient la route, « hipster » ça veut aussi dire «  Culotte taille basse »).
            Considéré par certains comme « représentant d’une culture hypra indé underground », ou de « personne décalé en mutation » par d’autres, le hipster est en réalité quelque chose d’assez indéfinissable, mais un terme que l’on continue d’utiliser à tord et à travers, tout comme on a utilisé le terme geek pour désigner tout et n’importe quoi. Alors attention l’ami(e), peut être que toi-même, tu es un(e) hipster sans le savoir…


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samedi 14 mai 2011

"Coucou tout le monde ! Méga surprise !" _ X. De Ligonnès.

          
  

           Dead Man. Un vieux film. Un vieux film produit en 1995. Un vieux film produit en 1995 et réalisé par Jim Jarmusch. Mais, un film génial. (Oui j’emploie volontairement des mots de l’époque…)
           Dead Man est un western, mais un western décalé et drôle ! Oui parce que le western c’est chiant. Visages pâles versus Peaux rouges, et ce sont toujours les mêmes qui gagnent. A savoir John Wayne. Donc c’est un western - puisqu’il y a des indiens et des cow-boys - qui raconte l’histoire de Nobody. Et de Bill Blake que Nobody va peu à peu assimiler à William Blake, le poète. L’histoire part de la ville de Machine, dans le fin fond de l’Ouest américain. Bill y fait un court séjour avant d’être pourchassé par des chasseurs de prime, accusé d’avoir tué le fils d’un homme puissant de la ville, Dickinson, celui qui parle aux ours. Oui, tout ceci a un sens. Toujours est-il que c’est dans sa fuite, que Mr Blake rencontre Nobody, un indien qui va considérablement l’aider, et qui parle fort pour ne rien dire. C’est comme ça que cette échappée ce transforme en voyage initiatique…
            Jim Jarmusch, avec ce film, confirme son talent pour les films en noir et blanc. On retrouve dans Dead Man, toutes les caractéristiques du « Style Jarmusch » ; anti-héros, forte tendance à chercher la perfection, (qui à mon sens, est complètement atteinte), et à montrer un quotidien décalé et étrange. Bon par contre, ceci n’est pas valable pour tous ses films, notamment Ghost dog ; une horreur.
            Ce qui fait de Dead Man, un petit chef-d’œuvre, c’est sans doute aussi la bande originale faite par Neil Young, les milles et une références du film, et la brève mais non moins loufoque apparition d’Iggy Pop ! Alors chers lecteurs, courez, volez, ramez voir ce film.
            

"Every night and every morn
Some to misery are born,
Every morn and every night
Some are born to sweet delight."
            _ William Blake.



Photo : Les quais de ma si calme ville.

dimanche 24 avril 2011

J'avais envie de détruire quelque chose de beau.



Y'a un type (Teddy Riner pour être précise) qui gagne une médaille d'or en moins d'une minute, et tout le monde s'en fiche.
Et pendant ce temps là, Mélanie Laurent sort un album. 
Mais où va le monde ?


"D'abord je voudrais dire que Sarkozy et Berlusconi font honte à l'Europe. Ils sont la honte de l'Europe. Quand ils se renvoient des immigrants comme des produits dont on veut se débarrasser par delà les frontières, en remplissant ou en bloquant des trains à Menton et à Vintimilles, ils se comportent d'une façon absolument indigne. La France devrait au contraire être à la tête d'une réponse européenne coordonnée. Ce serait une erreur funeste que de renoncer à la politique commune qui est celle de Schengen qui consiste, à la fois à gérer un espace de liberté de circulation dont bénéficient tous les européens, mais aussi un contrôle commun à nos frontières." Harlem Désir.


C'est comme ça de nos jours, pendant que les populations syrienne et libyenne se font massacrer alors qu'elles manifestent, nous on ferme nos frontières et on programme un groupe homophobe (Sexion d'Assaut) pour clôturer la journée Hip Hop du Printemps de Bourges. 


Et pendant ce temps là à New York, on tente de propager "paix et amour" sur vos têtes...



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samedi 9 avril 2011

Tous les despotes ne sont pas semblables.


Dear Romeo,
April fools!!! Oh crap!
Sincerely, Juliet.

Dear high school students,
Back so soon?
Sincerely, Wikipedia.

Dear Internet browser,
Thank you for the 'delete history' button.
Sincerely, teenage boys everywhere.

Dear Chuck Norris,
Yeah, I can barbecue underwater.
Sincerely, Spongebob.

Dear women complaining about periods,
How do you think we feel?
Sincerely, tampons.

Dear Mother Nature,
I'd like to cancel my monthly subscription.
Sincerely, 99.9% of women.

Dear people who say I taste "too fishy",
What do you want from me?!
Sincerely, a confused salmon.

Dear daughter,
Nice dress. Where's the other half?
Sincerely, Dad.

Dear art teacher,
No, my canvas is not empty, I was painting with all the colors of the wind.
Sincerely, Pocahontas fan.

Dear people concerned about 2012,
We couldn't even predict our own deaths. Chill.
Sincerely, the Mayans.

Dear testicles,
We don't see the resemblance.
Sincerely, nuts.

Dear 2011,
Take it easy with the disasters, they still have one more year.
Sincerely, 2012.

Dear Edward,
Maybe the reason you can't read Bella's mind is because there's nothing in her head.
Sincerely, logic.

Dear room,
I only cleaned you because I had homework.
Sincerely, procrastinator.

Dear educated and skilled Titanic engineers,
Seriously?
Sincerely, Noah.

Dear kids,
Remember back when you used to play outside?
Sincerely, the Internet.

Dear Universal Technical Institute,
If you're going to steal an acronym, make sure it's a good one.
Sincerely, Urinary Tract Infection.




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lundi 4 avril 2011

"Quoi de moins politique qu'un caillou ?"



La vague Bleu Marine deviendra t’elle tsunami ?

Marine le Pen a un an pour convaincre l’auditoire. Et elle sait d’ores et déjà très bien s’y prendre.

            Sur le site du Front National, on peut déjà lire les premières grandes lignes du programme du parti de l’extrême droite. Premier sujet abordé, avant même la santé, l’économie, le logement ou la jeunesse (qui est d’ailleurs relayée en avant dernière position…) ; l’immigration. Et qu’en dit-il de l’immigration ? C’est simple, le FN veut « une politique réaliste d’inversion des flux migratoires ». Autrement dit, au lieu d’entrer en France, tu vas en sortir. Les solutions proposées par Marine Le Pen sont simples. Sur les cinq propositions en tout, trois sont significatives de la pensée du FN.
* Mettre en œuvre une politique de dissuasion. Et pour ce faire supprimer les aides sociales aux immigrés, supprimer la bi-nationalité…
* Mettre en œuvre une politique de contrôle des frontières. Et comme premier point « Rétablir nos frontières. » Adieu libre circulation, retour au XVIIème siècle…
* Mettre en œuvre une politique de retour. C’est avec ça que le FN veut inverser les flux migratoires, et notamment en réduisant la carte de séjour à 3 ans au lieu de 10 actuellement. On remarque ici l’influence du célèbre : « La France aux Français » de papa Le Pen.

Le Front National fait donc de l’immigration, sa priorité. Sur les plateaux de télévision, Marine Le Pen justifie sont choix en affirmant que les immigrés, acceptant des conditions précaires de travail, « volent » les emplois des français. Elle ajoute qu’ils coutent également cher à l’Etat, en aides sociales. Et cette idée là, dans le cerveau des français, elle murit. Parce qu’en faisant des raccourcis, Marine Le Pen offre une vision simpliste des problèmes économique actuels, et notamment du chômage. Comme le français moyen n’est pas forcément très à l’aise avec l’économie, il ne se pose pas trop de question et gobe.

Quand on lit le reste du programme, on a l’impression que Marine Le Pen est adepte de Sartre et qu’elle prend sa citation « L’enfer c’est les autres » au pied de la lettre. Le Front National, dans ses idées, affirme sa volonté de voir la France vivre en autarcie. Et sa volonté d’abandonner l’Euro confirme cette hypothèse. En prétextant que l’euro n’apporte que crise économique et inflation, le Front National fait encore une fois des raccourcis, qui plaisent aux français. Nous vivons dans un système économique de cycle, nous avons toujours connu et nous continuerons à connaître des périodes de crise et des périodes de croissance. Sans aller jusqu’à vous faire un cours d’économie et vous expliquer les cycles de Juglar et de Kondratiev, on peut tout simplement remarquer qu’à l’époque où nous étions sous le franc Poincaré, réputé pour sa stabilité, nous avons quand même subi la crise de 1929, certes plus tardivement, mais surtout plus durement. Donc il est dur de montrer en quoi un retour au franc nous sauvera des aléas du marché économique.

Et pour confirmer cette hypothèse d’une autarcie française, j’attire votre attention sur la politique étrangère du Front National, qui ne souhaite pas s’engager à l’extérieur. Marine Le Pen veut sortir de l’OTAN et « Fonder notre diplomatie sur le respect des souverainetés nationales » autrement dit, que dans les pays étrangers il y ait des dictateurs ou des présidents, cela ne nous regarde pas. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. Et ce que le français retient de cette idée et que Marine Le Pen formule elle-même, c’est « Pourquoi j’enverrai mon fils se faire tuer ? Qu’est ce que j’ai à y gagner ? ».

Pour conclure, je rappellerai juste que la politique isolationniste a déjà été adoptée par les Etats-Unis au XXème siècle. Et même en étant première puissante mondiale, ils n’ont pas réussi à maintenir à flot le pays en limitant les importations, les exportations, l’immigration... Alors il est difficile de concevoir que la France, seulement 5ème puissance économique mondiale (en 2010), puisse mieux qu’une autre s’en sortir. 

 
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