jeudi 2 juin 2011

"There are two ways through life ; the way of nature, and the way of Grace…

             
 
             … You have to choose which one you’ll follow.” Voila le résumé en une citation du film de Terrence Malick, The Tree of life. C’est l’histoire d’un enfant (Hunter McCracken), l’ainé d’une famille de trois garçons, qui bascule sans cesse entre le bien et mal, entre l’amour et la haine. Entre les valeurs de sa mère (Jessica Chastain) ; la gentillesse, la douceur, l’amour, et celles de son père (Brad Pitt) ; la force, la persévérance, l’ambition. « Father. Mother. Always, you wrestle inside me. Always you will. » Et voila, tout est dit.
            Ce qu’on peut dire de The Tree of life, c’est qu’il est beau, pour un peu qu’on soit sensible aux charmes de Mère Nature. Parce qu’il faut quand même se faire les 50 minutes de films tout droit sorties des programmes de Arte et National Geographic, où l’on voit des cellules, des volcans en éruption, de la matière en fusion, des méduses, des nébuleuses, des vagues… Ce long enchainement de phénomènes climatiques et naturels qu’on aurait pu, au départ, apparenter à la métaphore des sentiments ressentis par la mère, le père ou le frère, lorsqu’ils (attention spolier)  apprennent la mort du fils cadet, est en fait l’histoire de l’homme, depuis sa création, soit le Big Bang. D’où la séquence improbable avec des dinosaures dans le film.
            Pendant 2h18, le message que le réalisateur veut te faire passer c’est :
aime ton prochain
. La voix off qui nous accompagne pendant tout le film ne s’adresse pas à nous mais bien à Dieu. Tantôt elle supplie, tantôt elle remercie, et sans cesse elle demande à comprendre. Le film parle de ceux qui ont la foi et de ceux qui l’ont perdu. Alors quand tu es catholique, évidemment ça passe bien. (Ce n’est pas pour rien que La Croix a noté le film 5/5.) Et je conseille même aux catholiques d’aller voir ce film en famille. Quand tu es un vieux hippie, ça passe aussi. Sinon tu as envie de dire « Mec redescend, on est en 2011. ». Toutefois, le film donne quand même de l’espoir, il donne envie de faire des gosses, d’aller acheter une maison à la campagne, et de jouer dans l’herbe. Il est reposant. Si reposant, qu’à la fin du film, pendant le générique, personne ne bouge, et même une fois les lumières rallumées, une longue minute s’écoule avant que quelqu’un ose se lever. C’est surement ce flot de tranquillité et d’amouuur qui a séduit le jury du festival de Cannes, puisque le film a reçu la Palme d’Or. 
            Au niveau de la prestation des acteurs, il faut féliciter les enfants qui jouent les trois frères. Aucun commentaire sur la prestation de Brad Pitt. Dans le rôle de la mère, Jessica Chastain est parfaite, elle incarne tout à fait les valeurs de son personnage. Et enfin Sean Penn est bien inutile avec son apparition de cinq minutes, et son rôle quasiment muet. La musique est en parfaite adéquation avec les images, et facilite le voyage de notre esprit. Enfin, la manière de filmer de Terrence Malick nous rend proches des personnages, au cœur de leur intimité. Chaque plan, chaque angle, chaque point de vue est une partie d’un immense ensemble qui forme un film-poème, à la fois fascinant et exaspérant.

« Unless you love, your life will flash by. »



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